Les modes d’emploi : La reprise d’une société – questions fréquentes

Les modes d’emploi : La reprise d’une société – questions fréquentes

On le sait, créer une entreprise, c’est un peu partir de zéro, et c’est cela qui dissuade beaucoup d’entrepreneurs en herbe, peut-être vous qui nous lisez en ce moment-même. Une alternative pour entreprendre, justement sans partir de rien, c’est la reprise d’activité. Il faut savoir d’ailleurs que selon les estimations, plus de 600 000 entreprises françaises vont rechercher des repreneurs dans les dix ans ! C’est une réelle opportunité, non ?

Nous répondons ainsi aux questions qui nous sont le plus souvent posées en terme de reprise d’entreprise.

→ Que faut-il savoir sur la reprise d’entreprise ? En outre, faut-il reprendre une entreprise plutôt que de la créer ?

Évidemment, cela va dépendre de la personnalité de celui qui veut entreprendre. Cela va dépendre de vos caractères, et de vos goûts personnels.

Il y a plusieurs avantages à la reprise, certains évidents, d’autres moins.

Ce qui est évident, c’est qu’en reprenant vous avez toutes les bases : une clientèle acquise, un outil de travail opérationnel, un personnel formé. Il n’y a pas cette notion de « montée en puissance de l’activité » comme vous la retrouverez pour une création par exemple.

Il y a en outre déjà un chiffre d’affaire, car en tant que repreneur, vous allez disposer d’un historique d’activité sur lequel vous allez pouvoir vous appuyer. Et donc, en conséquence, et ce que l’on sait moins, c’est que l’obtention d’un financement bancaire va vous être plus facile que pour une création. C’est facile à l’expliquer : les banquiers vont s’appuyer sur les trois derniers bilans et comptes de résultat de l’entreprise. C’est donc quelque chose de concret pour eux, et donc non spéculatif, et qui aboutira plus facilement sur des avis favorables évidemment.

→ Quels sont les inconvénients à la reprise ?

Il y en a quelques uns, on ne peut pas le nier. Déjà des inconvénients financiers : une reprise d’entreprise coûte forcément plus cher qu’une création. L’obtention d’un financement va être certes plus aisée, mais l’apport personnel doit donc être plus conséquent. Des inconvénients d’ordre « opérationnel » ensuite : quand vous créez votre entreprise, vous avez toujours le temps de vous roder, lors d’une reprise ce n’est pas forcément le cas, il va vous falloir être d’entrée professionnel et opérationnel.

Il vous faudra aussi prendre en compte les relations sociales. Avec une reprise, les contrats de travail des salariés se poursuivent, les salariés vont s’adapter à votre nouvelle stratégie.

Enfin, on a des inconvénients issus de la recherche ou de la transaction de la reprise : forcément, les belles affaires à dénicher vont vous mettre en forte concurrence avec d’autres repreneurs. Il ne faut pas vous tromper, et bien analyser. Et de même, lors des négociations, il faut avoir à l’idée que la réussite de la transaction va dépendre de la relation que vous aurez établi avec le cédant…

→ Quelles sont les grandes étapes si je veux reprendre une entreprise ?

Elles sont relativement nombreuses mais rien d’extrêmement compliqué dans la réalité.

Dans un premier temps, vous devrez vous préparez à l’enjeu, puis trouver une entreprise à reprendre.

Pour trouver une entreprise, si vous ne pouvez pas faire marcher vos réseaux professionnels voire personnels, il existe des sites internet dédiés. A noter que les Chambres du Commerce, en particulier celle de Marseille, propose régulièrement des rencontres, il est vivement conseillé de regarder leurs annonces sur leurs sites.

Quand vous aurez trouvé l’entreprise, et que vous l’aurez analysée , examinée et évaluée, et que pour vous tout est au clair, il vous faudra concrétiser votre projet en montant le plan de reprise. Ce dernier consiste à formaliser ce que l’on appelle les plans opérationnels : stratégies, administration… Et aussi à élaborer le montage juridique et financier, avec l’aide d’un professionnel s’il le faut.

A vous de voir ensuite comment financer votre projet, de vos apports personnels jusqu’aux prêts bancaires. Et on en arrive à la négociation et à la conclusion du contrat de reprise.

Vous définissez ainsi au cours de cette étape avec le cédant le montant de la transaction, les conditions et les engagements des parties.

Vous signez du coup deux actes : le protocole d’accord qui reprend chaque point de la négociation, et la signature de l’acte de cession à proprement dit.

Et vous voilà dès lors prêt à démarrer dans votre nouvelle vie et à réfléchir à vos premières décisions à prendre !

→ Des conseils à me donner si je souhaite reprendre une entreprise ?

Pour une reprise, il y aurait des dizaines de conseils à vous donner. On va parler des principaux que nous suggérons toujours.

1- Garder à l’esprit qu’un projet se prépare toujours en amont. Ce n’est pas la partie la plus « drôle », mais nous préconisons toujours de rédiger des semaines entières s’il le faut votre business plan, à la fois stratégique, opérationnel et financier d’une qualité irréprochable.

Vous devez obligatoirement préciser votre cible, mais ne pas la limiter trop drastiquement non plus. Des entreprises avec une forte rentabilité, en PACA, en général, vous ne trouverez pas aisément.

2- Garder à l’esprit qu’au final c’est le cédant qui choisit son repreneur. Dans la pratique, on voit que de trop nombreuses négociations échouent juste car le candidat à la reprise ne s’épanche pas sur la psychologie du cédant. Dans certains cas, c’est réellement une partie de lui-même que le cédant va vendre au final. Une société, c’est comme un membre de sa famille qu’on le veuille ou non. On ne le dit pas assez, mais oui, l’aspect relationnel et affectif dans une négociation est un élément déterminant, et même selon nous obligatoire. Vous, le repreneur, devez séduire votre cédant potentiel. En plus, un climat de confiance va tout bonnement vous aider à faire baisser les prix.

3- Le dernier principal conseil pour bien reprendre une entreprise, c’est d’identifier et de prendre en compte tous les risques de la reprise. Risques sur le plan financier : la

rentabilité. Sur le plan juridique : les contrats de l’entreprise. Sur le plan stratégique : la situation du marché. Sur le plan fiscal, environnemental, social… c’est un nombre non limitatif de risques que vous devrez donc étudier, évaluer, analyser et surtout hiérarchiser. Une fois les problèmes identifiés, vous verrez bien plus clair, et serez apte à prendre de meilleures décisions. Et enfin, évidemment, il vous faudra traiter ces risques par voie d’assurance, de garantie ou de transfert.

LP

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